Lorsque vous décidez de rénover votre logement, les travaux à réaliser doivent obligatoirement inclure le désamiantage. L’obligation des travaux de désamiantage n’est pas à prendre à la légère, car des sanctions pénales peuvent être appliquées aux propriétaires qui en connaissance de cause n’effectuent pas le désamiantage obligatoire. Quelle que soit la quantité des fibres d’amiante présentes dans l’air, le désamiantage est obligatoire dès lors que le diagnostic amiante a qualifié l’état des locaux comme dégradé.

Les obligations légales relatives aux travaux de désamiantage

La conduite de travaux de désamiantage est réglementée par le décret n° 96-98 du 7 février 1996. Les risques induits par de tels chantiers impliquent une mobilisation permanente pour une surveillance vigilante de tous ces travaux. Les travaux sont encadrés par une règlementation très stricte.

Un plan de démolition doit être établi avant le démarrage des travaux. Ce dernier précise la durée et le lieu des travaux, les moyens mis en œuvre, le type d’équipement utilisé, etc. Les travaux de désamiantage sont considérés comme à risque dans la mesure où ils libèrent des fibres dangereuses dans l’atmosphère. Les travaux sont soumis à des contraintes techniques très importantes. Celles-ci diffèrent selon qu’il s’agit d’amiante friable ou d’amiante non friable.

Quelles sont les étapes à respecter pour les travaux de désamiantage ?

Les travaux sont difficiles à mettre en place. En effet, il n’est pas rare que l’opération de désamiantage nécessite la démolition complète d’un bâtiment. Le matériel utilisé et les outils de protection contre l’amiante sont très chers, ce qui implique une facture élevée pour les propriétaires.

Après le diagnostic technique, le désamiantage doit obligatoirement s’effectuer selon les étapes suivantes :

Le dépoussiérage des surfaces où le désamiantage doit avoir lieu.

Les éléments n’ayant eu aucun contact direct avec l’amiante sont démontés puis entreposés pour éviter qu’ils ne soient exposés à l’amiante pendant les travaux de désamiantage.

Le confinement de la zone à traiter ou de la zone de désamiantage.

L’espace concerné doit être rendu étanche. Aucune particule d’amiante ne doit pouvoir s’échapper vers l’extérieur. Les ouvriers qui procèdent au désamiantage doivent être équipés de systèmes de protection individuelle (gants jetables, masque, combinaison, bottes et sur-bottes). Le confinement permet de prévenir la prolifération des fibres d’amiante qui sont présentes dans l’air.

Le démantèlement ou l’enlèvement de l’amiante (décontamination).

Tous les matériaux ayant eu un contact direct avec l’amiante et par conséquent contaminés sont enlevés. Ils sont arrachés selon des procédures spécifiques qui permettent d’éviter la libération de l’amiante dans l’air. L’une techniques les plus utilisées est la méthode dite « l’humide » durant laquelle la surface amiantée est aspergée d’eau qui permet de coller la poussière d’amiante. La surface est ensuite brossée et nettoyée puis un aspirateur à filtre absolu est passé.

L’enlèvement des gravats

Lorsque le chantier est enfin terminé, il est contrôlé pour garantir l’élimination définitive de l’amiante. Il faut attendre 48 heures pour que le démantèlement du confinement puisse être effectué.

L’étape de l’élimination des déchets contenant l’amiante est très importante. Elle est également rendue obligatoire par la loi. Les déchets les plus dangereux doivent être acheminés sur des sites spécialisés. Le propriétaire du bâtiment amianté doit obtenir un certificat prouvant le désamiantage.

Conclusions

Les travaux de désamiantage sont des opérations complexes à mettre en place. Ils ne peuvent être effectués que par des entreprises certifiées (QUALIBAT). Il est donc impératif de se renseigner auprès du maître d’ouvrage ou de prendre toutes les précautions avant d’entamer des travaux de réhabilitation ou de déconstruction.